mardi 13 mai 2025

je suis en colère

Je suis en colère.

Je suis étonné,

Chaque année pour l’anniversaire du Soulèvement du ghetto de Varsovie je  ressens la même colère.

Le souvenir revient des années 50-60 lorsque avec mon père nous allions à la cérémonie devant le monument.

Une compagnie de soldats, baïonnette, uniforme de parade , musique de Chopin (Szopin).

Une personne en vêtements rayés de déporté prononçait le kaddish en version ashkénaze, puis Elmore Rahamim.

Le discours classique, à la gloire des combattants polonais. Le combat héroïque de Żydówka Organizacja Bojowa ZOB et la lettre de Mordechaj Anielewicz était  lue. Le mot juif ne fut jamais prononcé.

Puis l'hymne national était  joué par une fanfare militaire.

Alors je croyais qu'en France les représentants des organisations juives allaient faire plus.

Et bien pas si sûr.

Les combattants du ghetto de Varsovie appartenant au Beitar ne sont jamais évoqués. Pourquoi ?

Même le vrai nom,Henryk Goldszmit, de Janusz Korczak n'est pas cité.

Comme en Pologne après la Shoah.

Pourquoi les représentants de la communauté juive française répètent-ils les discours staliniens ?

Pourquoi l’expulsion d’environ 15000 juifs en 1968 est-elle toujours ignorée ?

Pourquoi ?

Ignorance, chez certains oui.

D'autres pouvaient le faire mais c'est tellement commode.

J’observe que sur ~16 millions de juifs ~ en 1936, 11 millions ont disparu d’Europe orientale et centrale.

Henryk Paszt 





art Figaro's

L'art le figaro

L’article de Mr Mayeul Aldebert publié dans Le Figaro le 25 avril, dont le titre est : Entre la Pologne et l’Ukraine, le très sensible travail de mémoire autour des massacres de Volhynie est truffé d’inexactitudes et d’oublis.

Des le début on comprend l’objectif : évoquer les massacres des civils polonais par les Ukrainiens qui ont eu lieu a partir du 11 juillet 43, donc 2 ans après l’opération Barbarossa commencée en juillet 41. J’aimerais apporter quelques précisions sur cette période dans cette region. Des juillet 41 un gigantesque génocide de la population juive est commis par la population civile urkrainienne, massacres commis a la main, au couteau et a la hache. Par exemple dans la capitale de Volhynie Luck : hommes et garcons juifs ont enfermes dans la synagogue et brûlés vivants et les femmes violées, assassinées et les femmes enceintes eventrees. Deux semaines après, dans le village à côté de Luck, les auxiliaires nazis ont commencé des massacres par balles contre la population juive. On ne peut pas parler de la guerre entre les polonais et les Ukrainiens sans dire que la population juive, en juillet 43, était exterminée a quasiment 100 %, par les civils ukrainiens. Comment peut-on évoquer l’UPA sans évoquer le général soviétique A Vlasov qui rejoint les nazis avec 180 000 soldats soviétiques ? Bandera et Vlasov étaient des nationalistes ukrainiens. Ce massacre des juifs par les civils ukrainiens est l’un des plus importants massacre de juifs de la seconde guerre mondial, par la population civile. On ne peut pas parler de massacre de la population civile polonaise sans parler de ce qui s’est passé avant. Et après, car la population civile polonaise s’en est prise aux juifs qui restaient ! 

Le terme de “Shoah par balle” est réducteur, il se limite aux massacres commis par les Allemands, et aux moyens employés : ça n'était pas que par balles !

Par ailleurs pourquoi Mr Aldebert n’evoque-t-il pas la guerre que les Soviétiques ont déclenché en 1920 ? Elle était structurante dans les relations entre les populations polonaises, juives, et ukrainiennes ; les Ukrainiens ont notamment reproché ax juifs les quelques dizaines de milliers d’entre eux qui sont entres dans l’armee rouge, car les Ukrainiens et les polonais étaient pro-allemands..

Mr Aldebert fait l'impasse sur la Shoah qu'il qualifie de “Shoah par balles”...

Je suis particulièrement outre par ce genre de présentation tronquée a caractère négationniste car toute ma famille a été victime de massacre de Juifs en 1941, sans sépulture. Pour les juifs pas d’exhumation, car cela pourrait rappeler des mauvais souvenirs aux polonais et aux ukrainiens…

A l’aide du terme “Shoah par balles” le sujet des Juifs est évacué.

Henryk Paszt